Mercredi 25 octobre 2006

Par Dominique Gillot, Maire d'Eragny-sur-Oise, Conseillère générale
Après 5 mois de débat public, le Ministre des Transport vient d’annoncer sa décision quant à la nécessité du prolongement de la Francilienne.
A Eragny, après toutes ces années de discussion confuse sur les modalités de prolongement de l’autoroute, l’équipe municipale d’un cœur pour Eragny s’est mobilisée et s’est organisée pour faire entendre la voix des Eragniens sur ce projet qui les concernent tous au premier plan de leur vie quotidienne.
Les Eragniens se sont intéressés en grand nombre à la conduite des différents débats et particulièrement lors des deux réunions tenues à Eragny. Ils se sont massivement et démocratiquement exprimés lors de la consultation organisée le 25 juin par la municipalité pour recueillir leur avis de façon complète et argumentée.
C’est cet avis quantifié que j’ai porté à la conclusion du débat public.
Les Eragniens sont raisonnable. Ils savaient que leur expression n’était pas décisionnaire. Ils espéraient être entendus.
Or le Ministre des Transport a poursuivi une logique dans laquelle nous retrouvons peu de nos intérêts.
Ainsi, s’il est positif de lire que les conditions de circulation dans cette partie de l’Île de France sont mauvaises et la situation d’engorgement de l’actuelle RN 184, plus particulièrement dans les parties les plus agglomérées est jugée insupportable.
Que la RN 184 fera l’objet d’une requalification tout particulièrement sur votre commune pour améliorer le cadre et les conditions de vie des riverains et la sécurité de ses usagers. Elle devra permettre l’accueil dans de meilleures conditions des transports en commun et des modes doux.
Et que compte tenu de l’intérêt majeur de ce projet pour le Nord-Ouest francilien et de la nécessité qu’il capte la part la plus importante du trafic empruntant les routes actuelles, le prolongement de la francilienne ne sera pas réalisé à péage.
Il est choquant de lire que si l’amélioration des transports en commun est nécessaire, elle ne sera pas de nature à régler les difficultés d’autant que le projet intéresse des sites économiques qui nécessitent une desserte routière de qualité.
Il est scandaleux de lire que la préservation de la forêt de Saint Germain est un enjeu de portée régionale. Ce poumon vert est nécessaire à l’équilibre de l’Ouest parisien et, même si des solutions techniques permettent de limiter les impacts d’un projet routier, les conséquences sur la foret de la réalisation d’une nouvelle autoroute seraient trop importantes.
Et même s’il est réconfortant de constater que nous avons été entendu sur le rejet du tracé noir et le danger qu’aurait représenté une absence de décision, il est bouleversant de découvrir qu’afin de préparer l’enquête publique, les études seront poursuivies en retenant comme référence le tracé dit « vert ». Toutes les améliorations raisonnablement envisageables seront recherchées afin de mieux intégrer ce projet urbain dans les secteurs traversés. (Je vous) confirme à cet égard que le projet comporte bien, comme cela figurait dans le dossier soumis au débat, une tranchée couverte sur votre commune.
Le premier moment de sidération passée, c’est la déception et la colère qui dominent.
Les Eragniens ont fait part de leur doute sur l’efficacité d’un tel projet pour résoudre les problèmes de circulation sur la nationale 184 et se sont exprimés à 83% contre le tracé rouge, même doté de tous les aménagements abordés lors du débat public.
L’équipe municipale d’un cœur pour Eragny ne sera pas complice du sacrifice imposé en toute conscience aux Eragniens.
Nous en appelons à la solidarité des autorités locales environnantes, notamment dans le Val d’Oise, pour que les intérêts vitaux des Eragniens ne soient pas ni ignorés, ni sous-évalués, au bénéfice de la réalisation de cette infrastructure que tout le monde semble attendre.
On savait depuis des années qu’Eragny était au cœur de ces enjeux. Nous lutterons ensemble pour défendre nos droits à une qualité de vie recherchée par tous, à Eragny comme ailleurs, notamment dans la foret de Saint Germain.
J’ai confiance dans la mobilisation des Eragniens et je compte sur l’esprit de responsabilité des pouvoirs publics.
Après 5 mois de débat public, le Ministre des Transport vient d’annoncer sa décision quant à la nécessité du prolongement de la Francilienne.
A Eragny, après toutes ces années de discussion confuse sur les modalités de prolongement de l’autoroute, l’équipe municipale d’un cœur pour Eragny s’est mobilisée et s’est organisée pour faire entendre la voix des Eragniens sur ce projet qui les concernent tous au premier plan de leur vie quotidienne.
Les Eragniens se sont intéressés en grand nombre à la conduite des différents débats et particulièrement lors des deux réunions tenues à Eragny. Ils se sont massivement et démocratiquement exprimés lors de la consultation organisée le 25 juin par la municipalité pour recueillir leur avis de façon complète et argumentée.
C’est cet avis quantifié que j’ai porté à la conclusion du débat public.
Les Eragniens sont raisonnable. Ils savaient que leur expression n’était pas décisionnaire. Ils espéraient être entendus.
Or le Ministre des Transport a poursuivi une logique dans laquelle nous retrouvons peu de nos intérêts.
Ainsi, s’il est positif de lire que les conditions de circulation dans cette partie de l’Île de France sont mauvaises et la situation d’engorgement de l’actuelle RN 184, plus particulièrement dans les parties les plus agglomérées est jugée insupportable.
Que la RN 184 fera l’objet d’une requalification tout particulièrement sur votre commune pour améliorer le cadre et les conditions de vie des riverains et la sécurité de ses usagers. Elle devra permettre l’accueil dans de meilleures conditions des transports en commun et des modes doux.
Et que compte tenu de l’intérêt majeur de ce projet pour le Nord-Ouest francilien et de la nécessité qu’il capte la part la plus importante du trafic empruntant les routes actuelles, le prolongement de la francilienne ne sera pas réalisé à péage.
Il est choquant de lire que si l’amélioration des transports en commun est nécessaire, elle ne sera pas de nature à régler les difficultés d’autant que le projet intéresse des sites économiques qui nécessitent une desserte routière de qualité.
Il est scandaleux de lire que la préservation de la forêt de Saint Germain est un enjeu de portée régionale. Ce poumon vert est nécessaire à l’équilibre de l’Ouest parisien et, même si des solutions techniques permettent de limiter les impacts d’un projet routier, les conséquences sur la foret de la réalisation d’une nouvelle autoroute seraient trop importantes.
Et même s’il est réconfortant de constater que nous avons été entendu sur le rejet du tracé noir et le danger qu’aurait représenté une absence de décision, il est bouleversant de découvrir qu’afin de préparer l’enquête publique, les études seront poursuivies en retenant comme référence le tracé dit « vert ». Toutes les améliorations raisonnablement envisageables seront recherchées afin de mieux intégrer ce projet urbain dans les secteurs traversés. (Je vous) confirme à cet égard que le projet comporte bien, comme cela figurait dans le dossier soumis au débat, une tranchée couverte sur votre commune.
Le premier moment de sidération passée, c’est la déception et la colère qui dominent.
Les Eragniens ont fait part de leur doute sur l’efficacité d’un tel projet pour résoudre les problèmes de circulation sur la nationale 184 et se sont exprimés à 83% contre le tracé rouge, même doté de tous les aménagements abordés lors du débat public.
L’équipe municipale d’un cœur pour Eragny ne sera pas complice du sacrifice imposé en toute conscience aux Eragniens.
Nous en appelons à la solidarité des autorités locales environnantes, notamment dans le Val d’Oise, pour que les intérêts vitaux des Eragniens ne soient pas ni ignorés, ni sous-évalués, au bénéfice de la réalisation de cette infrastructure que tout le monde semble attendre.
On savait depuis des années qu’Eragny était au cœur de ces enjeux. Nous lutterons ensemble pour défendre nos droits à une qualité de vie recherchée par tous, à Eragny comme ailleurs, notamment dans la foret de Saint Germain.
J’ai confiance dans la mobilisation des Eragniens et je compte sur l’esprit de responsabilité des pouvoirs publics.
Groupe Socialiste


