Dimanche 18 novembre 2007
Par Gérard Sebaoun, Conseiller général de FranconvilleEn plein conflit social, le futur Maire de Neuilly sur Seine adoubé au forceps par le chatelain d'avant, s'est fendu d'une "lettre aux Neuilléens". Si j'en crois les bribes lues ce matin sur le site du Nouvel Obs http://tempsreel.nouvelobs.com, ce jeune homme pressé est vraiment le roi de la gaffe, jugez en :
"Neuilly est un écrin unique en France (...)
qui reste à l'abri des dérives de l'agglomération parisienne"
Pauvres de nous, banlieusards d'ici et d'ailleurs, qui dérivons sans le savoir ! Tous à Neuilly devrait être le prochain mot d'ordre dans la droite ligne de la prise de la bastille. "Le ghetto français d'Eric Maurin a décrit parfaitement le phénomène de ségrégation urbaine et sociale qui s'étend, cette société de la défiance et de l'entre-soi.Le porte parole du Gouvernement illustre en une phrase terrible le mépris du pouvoir qui nous gouverne. Alors Fadela, comme l'ADN, c'est juste "dégueulasse" ? J'ai hate de lire la totalité de cette lettre qui promet...

L'annonce par le ministre Xavier Darcos de la suppression de 10.000 postes en 2008 provoque la colère des syndicats. L'Unsa-Education fustige un "pilotage par la seule approche budgétaire". La FSU prévient qu'elle va "organiser la riposte".
Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a annoncé jeudi 28 juin la suppression de 10.000 postes dans l'Education nationale en 2008. Un chiffre qui a provoqué, jeudi soir, la colère unanime des syndicats d'enseignants.
Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, principale fédération de l'Education, dénonce une "logique comptable à courte vue, qui sacrifie l'avenir, compromet l'objectif d'assurer la réussite de tous et laisse présager un nouveau creusement des inégalités".
Il rajoute : "de telles suppressions entraîneront non seulement une dégradation des conditions de travail et des conditions d’enseignements, de nouvelles coupes dans les effectifs de certaines catégories professionnelles (personnels administratifs, sociaux…), mais surtout une réduction drastique de l’offre d’éducation touchant les élèves, et d’abord les plus défavorisés : nouvelles réduction de la scolarisation en maternelle avant 3 ans, suppressions d’options (en particulier dans les enseignements technologiques et professionnels…), réduction des possibilités de remplacements…"

lu sur www.maire-info.com
Manque de logements sociaux, engorgement des lieux d'hébergement d'urgence, faiblesses des dispositifs d'insertion et de la coordination des acteurs, etc. La Cour des comptes a dénoncé jeudi «l'insupportable incapacité» de la France à répondre aux problèmes des personnes sans domicile dans un rapport qui leur est spécialement consacré.
«Cette enquête met en évidence le décalage entre le nombre de personnes sans domicile (moins de 100.000) et la difficulté de mise en oeuvre de solutions adaptées», a résumé le premier président de la cour des comptes Philippe Séguin au cours d'une conférence de presse. Régler ce problème «ne devrait pas être hors de mesure pour un pays développé de plus de 63 millions d'habitants».
Selon lui, tout le dispositif qui doit conduire les personnes à la rue vers un hébergement d'urgence, puis vers les centres de réinsertion et le logement social «ne fonctionne pas», notamment parce qu'il est trop concentré sur l'urgence de la situation des personnes à la rue. En premier lieu, l'accès à un vrai logement, notamment social, est encore trop difficile. Les candidats à la location fragilisés sont du coup réorientés vers les hébergements d'insertion ou d'urgence qui ne sont pas adaptés à leurs besoins et qui se trouvent engorgés et donc dans l'incapacité d'accueillir les populations vraiment marginalisées.
La Cour des comptes recommande donc d'augmenter le nombre de logements «très sociaux» dans le parc HLM et de systématiser l'intervention des préfets pour réserver des logements aux personnes les plus démunies.
Elle renouvelle sa demande de réformer les aides au logement pour «donner plus à moins de personnes» et demande de créer «un fonds de garantie spécifique pour la prise en charge des cautions», dont le montant élevé «constitue un obstacle majeur pour l'accès au logement». Cette garantie figure dans la loi sur le droit au logement opposable adoptée en février, ce qui «semble aller dans le bon sens», a noté Philippe Séguin.
Faciliter l'accès au logement devrait permettre de répondre en partie à l'engorgement des dispositifs de réinsertion qui ne sont pas en mesure d'accomplir correctement leur mission: seules 30% des personnes accueillies en centre d'hébergement et de réinsertion en sortent pour s'installer dans un logement, tandis qu'une «grande majorité retournent à la rue».
La Cour des comptes préconise aussi de «recentrer le dispositif de premier accueil sur les véritables urgences», en ouvrant des places d'hébergement toute l'année et en adaptant mieux l'accompagnement des personnes. Philippe Séguin a noté que les annonces du gouvernement de créer des places «de stabilisation» et des petits centres de proximité vont dans ce sens.
Enfin, la Cour a dénoncé la mauvaise coordination des acteurs, comme entre les services de l'Etat et des départements. Soulignant le rôle déterminant des associations, elle préconise de mieux les soutenir en adaptant le versement des subventions aux besoins réels et en le pérennisant par des «conventions pluriannuelles».
Encore une fois, au mépris du dialogue, à la veille des vacances scolaires, le Ministre de l'éducation nationale compte publier un décret pour diminuer les moyens des collèges et lycées.
L'objectif premier de ce texte est d'économiser 2.800 postes en limitant le nombre d'enseignants bénéficiant d'heures de cours en moins. Ces décharges sont par exemple attribuées à des enseignants qui réalisent des expériences en laboratoire ou aux professeurs de gym pour compenser leur investissement au sein de l'association sportive de l'établissement. Le Ministre souhaite aussi imposer le principe de la bivalence des enseignants (enseignement dans deux matières), qui risque de multiplier les affectations sur deux, voire trois établissements.
Comment comprendre de telles décisions alors que tout le monde, politique, enseignant, parents d'élèves…demandent des professeurs bien formés et mobilisés si ce n'est poursuivre la logique de la politique qui est en place depuis 2002 à savoir la suppression de postes (25.000 postes supprimés entre 2002 et 2007).
Les choix contenus dans ce décret auront des répercussions néfastes dans les établissements du Val d'Oise, c'est pourquoi nous comprenons et soutenons cette journée de mobilisation menée par toutes les organisations syndicales d'enseignants.