Lundi 13 mars 2006





Par Gérard Sebaoun, Conseiller général de Franconville, Conseiller municipal


Le code du travail est un livre rouge volumineux parce qu’il est le résultat de luttes salariales depuis des décennies. Pour les uns dont nous sommes, il affirme des principes et des droits et assure une sécurité indispensable aux salariés. Pour d’autres à droite et au Medef, c’est un codex indigeste qu’ils rêvent de le détruire. Il peut et il doit être amendé quand c’est nécessaire, mais toujours dans la concertation.

o Le Premier Ministre a choisi lui de faire exploser 30 ans de négociations contractuelles en proposant ses solutions universelles au chômage. Il a imaginé le CPE, Contrat Première embauche, présenté comme un CDI ! Celui ci est réservé aux moins de 26 ans dans les entreprise de plus de 20 salariés et, son aîné le CNE qui est réservé à celles de moins de 20 salariés. Ils instaurent une période d’essai de 2 ans, avec le risque pendant toute cette période d’être licencié sans motif ! Seul le Medef était informé de cette torpille anti sociale, un pas de géant vers la précarité généralisée !

o Sans attendre, le gouvernement a choisi de passer en force à l’assemblée en utilisant le 49–3, car l’enjeu est de taille. Il s’agit pour lui de dépecer minutieusement le code du travail. La jungle des contrats existants expose déjà beaucoup de salariés de tous âges à la précarité. Le CNE a commencé à se substituer à beaucoup de CDI ou de CDD qui auraient été signés par les entreprises. Les abus se multiplient et les prud’hommes sont saisis.

o Il faut rappeler que le contrat de travail normal qui doit être privilégié, c’est le CDI. Il offre au salarié la protection de l'emploi et celle des conventions collectives y compris en période d’essai. Pour s’en convaincre il suffit de lire le rapport d’Henri Proglio, patron de Veolia et peu suspect de gauchisme, qui plaide en sa faveur dans son rapport sur l’insertion des jeunes sortis de l’enseignement supérieur.

o Le gouvernement a usé et abusé des radiations autoritaires à l’ANPE pour enjoliver les chiffres du chômage, alors que le nombre d’emplois réellement crées n’augmente pas.
Par un effet de vase communiquant le nombre d’allocataires du RMI a explosé dans tous les départements mettant en péril leurs finances.

Plus personne n’est dupe des agissements de la droite qui gouverne. Avec les Français et les Franconvillois nous sommes mobilisés pour dire NON à la précarité, NON au CPE - CNE !
par GS publié dans : Canton de Franconville - Gérard Sebaoun
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