En cette semaine du 8 mars 2006, la droite se donne des allures de grande promotrice des droits des femmes à coup de déclarations et de réceptions.En réalité l’action gouvernementale menée depuis 2002 par les gouvernements Raffarin et Villepin aboutit aujourd’hui à une régression de nombreux acquis en matière d’égalité.
Précarité, les femmes en première ligne : La droite n’a vraiment pas de quoi se vanter : depuis 2002, la précarité spécifique des femmes s’est accrue : 80 % des salariés pauvres sont des femmes. Et le CNE, le CPE et la réforme fillon sur les retraites ne feront qu’accentuer cette pauvreté.
L’extension des bénéficiaires de l’allocation parentale d’éducation par la droite a éloigné 200000 femmes du travail, les plus fragiles et les moins formées.
La nouvelle loi pour l’égalité professionnelle en autorisant le cumul CDI/Interim organise encore davantage la précarité.
Les associations privées des moyens d’agir : Les associations de terrain qui agissent au quotidien sont exsangues. Les gels et baisses de crédit ne les ont pas épargnées. Dans de nombreuses régions la gauche doit se substituer au désengagement de l’Etat.
Le 7 mars 2006, la « fédération nationale solidarité femmes », qui assure l’une des plus importantes plateformes téléphoniques de lutte contre les violences conjugales, annonce que face à la dégradation des conditions de travail et de salaires dues aux baisses de crédits de plus en plus lourdes, elle se met en grève pendant la journée internationale des femmes. Dont acte.
Violences et prostitution : En traitant la prostitution comme un trouble à l’ordre public et non comme une violence faîte aux personnes prostituées, Nicolas Sarkosy ne fait que déplacer et cacher un trafic d’être humain en pleine expansion.
Malgré les projets de loi et les effets d’annonce, les moyens dévolus à la lutte contre les violences spécifiques faites aux femmes se dégradent. Les ouvertures de lits de CHRS sont accordées au compte goutte et on ne sait pas combien de lits sont respectivement dévolus aux femmes victimes de violence et aux autres situations de précarité. Pour 2006, le gouvernement vient de diminuer de 12% l’enveloppe de l’Allocation de Logement Temporaire. C’est totalement incohérent. D’un côté, on incite les femmes à quitter les conjoints violents et de l’autre on diminue les moyens nécessaires pour les accueillir. A la différence d’autres pays européens, nous n’avons toujours pas de plan national engageant toutes les administrations et la prise en charge est toujours très sectorielle.
Parité : L’UMP semble de pas avoir compris la loi de 2000 puisque Nicolas Sarkosy fixe à 30 % l’objectif de son camp pour les candidatures de femmes en 2007. Après avoir déjà réduit en 2003 le pourcentage de sénatrices en diminuant le nombre de départements soumis àç la proportionnelle, la droite persiste et signe dans une conception archaïque de la politique : Jacques Chirac appelle de ses vœux l’accroissement des sactoins financières aux partis politiques Chiche ! Applicable en 2007, 2012 ou 2017 ?
Après 4 ans de politiques archilibérale et conservatrice pour les femmes le compte n’y est vraiment pas, et ce n’est pas une journée de « promotion des femmes » qui peut masquer ce désastreux bilan.
À l’occasion de la journée internationale des femmes, il est à nouveau temps de se mobiliser. C’est bien une politique à la fois conservatrice et ultra libérale qui est à l’œuvre aujourd’hui en matière de droits des femmes, une politique qui ne dit pas son nom mais qui aggrave sciemment les inégalités profondes que subissent les femmes. Elle se situe aux antipodes des valeurs d’égalité, d’émancipation et de solidarité portées par les socialistes.
La droite agit contre l’égalité et l’émancipation des femmes, mobilisons nous !
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Groupe Socialiste
e défenseur des pauvres tient à être parmi les députés cet après-midi pour la reprise des débats sur le projet de loi Engagement national pour le logement. A 93 ans, l'abbé Pierre menaçait, hier, avec humour : «Surtout n'écrivez pas que vous avez trouvé l'abbé Pierre en pleine forme parce que j'ai une voix sonnante et qui porte. Les gens ne savent pas qu'après chaque effort je vais me reposer dans mon lit.»



