Par Gérard Sebaoun, Conseiller général de Franconville, Conseiller municipal
Le code du travail est un livre rouge volumineux parce qu’il est le résultat de luttes salariales depuis des décennies. Pour les uns dont nous sommes, il affirme des principes et des droits et assure une sécurité indispensable aux salariés. Pour d’autres à droite et au Medef, c’est un codex indigeste qu’ils rêvent de le détruire. Il peut et il doit être amendé quand c’est nécessaire, mais toujours dans la concertation.
o Le Premier Ministre a choisi lui de faire exploser 30 ans de négociations contractuelles en proposant ses solutions universelles au chômage. Il a imaginé le CPE, Contrat Première embauche, présenté comme un CDI ! Celui ci est réservé aux moins de 26 ans dans les entreprise de plus de 20 salariés et, son aîné le CNE qui est réservé à celles de moins de 20 salariés. Ils instaurent une période d’essai de 2 ans, avec le risque pendant toute cette période d’être licencié sans motif ! Seul le Medef était informé de cette torpille anti sociale, un pas de géant vers la précarité généralisée !
o Sans attendre, le gouvernement a choisi de passer en force à l’assemblée en utilisant le 49–3, car l’enjeu est de taille. Il s’agit pour lui de dépecer minutieusement le code du travail. La jungle des contrats existants expose déjà beaucoup de salariés de tous âges à la précarité. Le CNE a commencé à se substituer à beaucoup de CDI ou de CDD qui auraient été signés par les entreprises. Les abus se multiplient et les prud’hommes sont saisis.
o Il faut rappeler que le contrat de travail normal qui doit être privilégié, c’est le CDI. Il offre au salarié la protection de l'emploi et celle des conventions collectives y compris en période d’essai. Pour s’en convaincre il suffit de lire le rapport d’Henri Proglio, patron de Veolia et peu suspect de gauchisme, qui plaide en sa faveur dans son rapport sur l’insertion des jeunes sortis de l’enseignement supérieur.
o Le gouvernement a usé et abusé des radiations autoritaires à l’ANPE pour enjoliver les chiffres du chômage, alors que le nombre d’emplois réellement crées n’augmente pas.
Par un effet de vase communiquant le nombre d’allocataires du RMI a explosé dans tous les départements mettant en péril leurs finances.
Plus personne n’est dupe des agissements de la droite qui gouverne. Avec les Français et les Franconvillois nous sommes mobilisés pour dire NON à la précarité, NON au CPE - CNE !
Chaque année, le ministère de l'Education nationale publie les résultats des lycées français. Il n' y a pas de palmarès au sens strict du terme, le ministère se refusant à établir un classement. Cette étude permet de connaître la performance de chaque lycée en fonction des résultats au Baccalauréat. Vous pouvez retrouver les résultats complets sur le site : www.indicateurs.education.gouv.fr
Pour chaque lycée est défini le taux de réussite au Baccalauréat attendu en prenant en compte plusieurs critères. La situation géographique de l'établissement, l'origine socio-professionnelle des parents, le nombre de redoublants, la moyenne d'âge des élèves... figurent parmi ces critères. Ce taux de réussite au Baccalauréat attendu est comparé à la fin de l'année scolaire avec le taux de réussite réel. Si le chiffre dépasse les prévisions, on considère que ce lycée va de l'avant et que ses performances sont bonnes. Si le chiffre n'atteint pas le taux espéré, on considère que l'établissement est en perte de vitesse et qu'il peut mieux faire.
Voici la présentation des résultats pour les lycées du Val d'Oise.
« Après trois ans d’inaction et de baisse de budget, le gouvernement fait une fausse loi qui ne met pas les moyens qui étaient attendus par la communauté des chercheurs ». Alain Claeys, responsable national du PS à la recherche et Jean-Yves Le Déaut, député PS et vice-président de l'office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologique, analysent les graves carences du faux plan gouvernemental.
La loi de programmation tant attendue est la grande absente de ce texte : les chercheurs souhaitaient avoir une certaine lisibilité dans les emplois et de moyens financiers prévus pour les années à venir afin d’arriver en 2010 à l’objectif prévu des 3 % du PIB dépensés dans la recherche. Lorsque l’on regarde ce texte il n’y a aucune programmation budgétaire, les engagements de l’Etat s’arrêtent en 2007. « A l’heure où des milliers de chercheurs s’apprêtent à partir en retraite, nous avions absolument besoin de redonner confiance aux jeunes dans les disciplines scientifiques en leur montrant que de nombreux emplois seraient à pourvoir dans les années a venir… mais le gouvernement ne veut malheureusement pas s’engager » analyse Jean-Yves Le Déaut.
Deuxième grande lacune décriée par les députés socialistes, l’absence de mesures en faveur de l’université. « Il ne peut y avoir une loi sur la recherche en France sans traiter des universités, où se passe 80 % de la recherche française. Ce texte ne répond pas aux grands problèmes du système universitaire français qui sont latents et connus de tous depuis plusieurs années. Il y a bien sûr les aspects financiers, mais aussi l’accueil des étudiants dans le premier cycle universitaire, particulièrement dans le secteur scientifique où nous prenons beaucoup de retard » rappelle Alain Claeys. Il est vrai que de moins en moins de jeunes choisissent la filière scientifique ce qui risque de poser un grave problème dans le futur. Aucune solution à ces problèmes de fond indissociables du secteur de la recherche ne prend place dans les dispositions du gouvernement.
L’incontrôlable bureaucratie s’intensifie même encore plus avec ce texte, comme l’explique Alain Claeys : « Ce projet complexifie encore une fois le système de la recherche française. Il crée une multitude d’agences dont on se demande comment elles vont être articulées entre elles et avec celles déjà existantes. ». On est même en droit de se demander si ces multiples agences et administrations ne sont pas une attaque supplémentaire contre le CNRS qui est la cible de la droite depuis plusieurs années.
A la vue de ce plan, l’avenir de la recherche en France s’annonce morose. Pour Jean-Yves Le Déaut « on aurait pu penser qu’après les mouvements des chercheurs en 2004, le gouvernement avait compris qu’un changement de cap radical était nécessaire. Mais aujourd’hui nous nous retrouvons avec une loi qui n’est pas à la mesure des enjeux de notre époque. Nous sommes en déclin sur les matières scientifiques, on ne maîtrise plus les technologies clés, on a perdu la bataille des nouvelles technologies de l’information et de la communication et nous sommes en train de perdre la bataille des biotechnologies. On est en droit de penser que l’on devra payer demain une facture recherche énorme au même titre que nous payons aujourd’hui une facture pétrole. Ce texte aurait dû être beaucoup plus ambitieux pour notre pays. »